N  

© 2009 Bertrand Bonnetier

Nable : Instrument à cordes proche de la harpe et qui était l'instrument par excellence des Hébreux.

Nacaires : Petites timbales utilisées par les guerriers musulmans lors des croisades. Elles se jouaient toujours par paires.

Nachtanz : Danse rapide de rythme ternaire qui, au XVIe siècle, suivait une danse lente.

Naqqära : Grandes timbales de cuivre utilisées pour marquer les heures dans la Perse ancienne. Adoptées par l'Islam, elles furent introduites en Occident. Les timbales de l'orchestre moderne en sont probablement dérivées.

Naturel :

  • Appliqué aux sons, cet adjectif signifie qu'ils ne sont ni dièse ni bémol. Lorsque le signe bécarre, formé par deux L, dont l'un est renversé, apparaît devant une note précédemment altérée, il annule l'effet d'altération.
  • Appliqué à un instrument à vent, il signifie que cet instrument se joue sans clefs, les différents sons étant obtenus uniquement avec les lèvres.

Negro spirituel : Chant religieux des Noirs américains, dérivé des hymnes que les missionnaires enseignaient aux esclaves venus d'Afrique. C'était un chant monodique, structuré en appel réponse, dont le rythme était syncopé et le sujet puisé dans les incidents de la vie des esclaves.

Néoclassicisme : Esthétique musicale prônée par les compositeurs du début du XXe siècle qui effectuèrent un retour au langage du XVIIIe siècle. Elle correspondait à un rejet de l'esthétique saturée et surchargée du post-romantisme. Nombreux furent les compositeurs qui produisirent, à certains moments de leur vie, des œuvres néoclassiques. Parmi eux, on peut citer Stravinski et son ballet Pulcinella, Prokofiev et sa Symphonie n°1, dite "Classique", et même Schönberg avec ses Suites.

Neume : Signe employé dans la notation du chant grégorien. Ce sont des points ascendants ou descendants, posés au-dessus des prières pour servir d'aide-mémoire aux chantres.

Neuvième : Intervalle de neuf degrés qui est en fait le redoublement à l'octave de l'intervalle de seconde (Do-Ré, par exemple). Ce mot désigne aussi un accord fait de cinq tierces superposées dont Ravel était d'ailleurs très friand. Il existe des accords de neuvième majeurs et mineurs.

Ney : Flûte persane à sept trous. D'assez grande taille, elle ne comporte pas d'embouchure, ce qui rend la technique du souffle difficile.

: Formule la plus raffinée du théâtre musical japonais. Son existence remonte au XVIe siècle.

Nocturne : Originellement, pièce exécutée la nuit, en plein air, par des instruments à vent. Le pianiste John Field fut le premier à écrire de ces pièces. Après lui, Chopin et Debussy développèrent ce genre.

Noël : Cantique célébrant la naissance du Christ. La pratique en remonte au XVe siècle. Plusieurs organistes composèrent des variations à l'orgue sur ces mélodies.

Nœud : Terme s'appliquant à une corde ou à un tuyau et désignant les points presque fixes qui apparaissent lorsque l'objet est mis en mouvement.

Noire : Valeur rythmique correspondant au quart de la valeur la plus longue de l'écriture occidentale classique. Elle est notée par une boule noire (d'où son nom) et symbolisée par le chiffre 4.

Nome : Pièce mélodique de l'Antiquité grecque, basée sur une gamme et un rythme traditionnel.

Nonet : Composition en forme de sonate, écrite pour neuf instruments.

Non troppo : Expression italienne signifiant "pas trop". Elle est souvent ajoutée à une indication de tempo : allegro ma non troppo, par exemple.

Notation : Terme désignant l'ensemble des signes utilisés pour noter la musique afin qu'elle puisse être reproduite à la lecture. Depuis l'Antiquité grecque, plusieurs systèmes de notation ont vu le jour, inventés pour tenir compte de l'évolution des techniques et des besoins de chaque époque. Depuis 1950, certains compositeurs tentent d'exprimer leur musique à l'aide de dessins dans le but d'établir un lien entre l'image et le son. Chaque compositeur ayant un système très personnel, les partitions doivent être accompagnées d'explications détaillées.

Note : Son musical, c'est-à-dire dont la hauteur et la durée sont définies.

Note contre note : Terme de l'écriture contrapuntique qui signifie que chaque note de la mélodie est accompagnée par un contrechant : celui-ci correspond donc exactement au rythme de la mélodie.

Note de passage : Note étrangère à l'harmonie, laquelle procède par mouvement conjoint. Dans la phrase do, ré, mi, par exemple, le do et le mi sont harmonisés et le ré est considéré comme une note de passage.

Note étrangère : Note incluse dans une harmonie sans en faire partie. Si l'on plaque l'accord do, mi, fa dièse, sol, le fa dièse n'ayant pas de fonction harmonique, est considéré comme une note étrangère.

Notes inégales : En musique baroque, manière de jouer un rythme écrit avec des valeurs régulières. Une phrase indiquée en croches sera exécutée avec rythmes en longues et brèves pour en exagérer l'expression.

Novelette : Genre inventé par Schumann pour désigner une œuvre composée de plusieurs pièces brèves qui racontent une histoire.

Nuances : Ensemble des modifications d'intensité se produisant dans une œuvre. Elles sont indiquées par les mots piano, forte, crescendo, decrescendo, etc. Aucune indication de cette sorte n'apparut avant le XVIe siècle et il fallut attendre la fin du XVIIIe pour voir se développer une notation systématique des nuances.